L’origine
Un continent mort,
figé hors du temps.
On raconte que l’Archive fut d’abord bâtie pour conserver les traces d’un continent disparu. Ses cités s’étaient tues, ses routes ne menaient plus nulle part et même le temps semblait avoir cessé de s’y écouler.
Tout n’avait pourtant pas été perdu. Dans ses dossiers demeuraient des fragments de vie : la mémoire des animaux, le souffle des forêts, le mouvement des eaux, les forces cosmiques et les choix de celles et ceux qui avaient habité ce monde.
L’Archive ne cherchait pas à reconstruire exactement ce qui avait été détruit. Elle préservait assez de traces pour qu’un autre monde puisse un jour naître — différent, vivant et façonné par de nouvelles décisions.